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11 octobre, 2018

Retour sur la Table ronde économique France/Québec

Organisé en marge du 20e Congrès commun du Réseau Québec-France et de la Fédération France-Québec/francophonie, la Jeune Chambre de commerce de Québec a pu prendre part à la Table ronde économique du vendredi 5 octobre. Pour cette occasion, un panel formé de plusieurs entrepreneurs ayant développé le marché français a échangé de leur expérience. Parmi ceux-ci, Benoit D. Lapointe (Directeur général d’Optimum France et Vice-président du développement du Groupe Optimum Inc.), Mélanie Rizk (directrice du développement de Kids Code Jeunesse), Laure Gabrielle Châtenet (présidente-directrice générale de Capian) et Yohan Poliquin (cofondateur et président de l’Effet Monstre).

Au cours de ce petit-déjeuner à saveur économique, des thèmes tels que les motivations à développer le marché français, les défis, les différences culturelles ainsi que les ressources disponibles pour aider les entreprises à étendre leurs activités sur le territoire français ont été abordés. L’animatrice, Dorothy Alexandre, a également amené le sujet de l’adaptation des stratégies de marketing et questionné les conférenciers sur ce qu’ils retirent de leur expérience dans le domaine.

Cela étant dit, certaines interventions ont davantage retenu l’attention de notre Comité international de la JCCQ.

  • L’intervention de Benoit D. Lapointe au cours de laquelle il a mentionné que le volume de consommateurs provenant de la France est huit fois plus élevé que celui du Québec alors que la superficie du territoire de ce dernier est cinq fois plus petite.
  • Les anecdotes des différents panélistes pour souligner la différence entre les cultures, québécoise et française. En ce qui concerne la culture française, plusieurs ont mentionné que dans l’établissement des relations interpersonnelles, la confiance prime et qu’il existe une certaine étiquette d’affaires à respecter et que la gestion des risques est plus conservatrice. Ils ont par la suite expliqué que, dans ce contexte, les entrepreneurs québécois sont souvent appelés à s’armer de patience. En contrepartie, il a été mentionné qu’en raison du fait que les relations d’affaires sont plus longues à construire en France, elles sont aussi plus durables et plus longues à se défaire.
  • À plusieurs reprises, il a été rappelé que les organismes tels que LOJIQ, le Réseau Québec-France,Québec International, et bien d’autres encore, ont été des ressources indispensables au succès de l’expansion des entreprises québécoises vers la France.
  • Au niveau des leçons apprises, les panélistes s’entendaient tous pour dire qu’il est primordial d’avoir des partenaires sur place afin de faciliter le développement et les suivis. Cela permet d’éviter « l’effet essuie-glace » c’est-à-dire de perdre beaucoup d’énergie, de temps et d’argent dans les déplacements Québec-France.

En terminant, M. Poliquin a bien démontré que malgré ces différences, il y a davantage d’éléments qui nous rassemblent. Une langue commune n’est qu’un exemple de cela. Après tout, on fait affaires avec des humains ! Cette belle façon de voir les choses, ainsi que des procédés bureaucratiques moins lourds et une culture entrepreneuriale de plus en plus présente en bas âge et au niveau universitaire, font de la France un marché qui vaut la peine de considérer sérieusement.

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